La Fronde Fantastique de l'être en Vain à la maudite moelle
brouillon
I
Lui
Peut-il encore l'aimer?
Petit lent corps laid mais ses yeux
Démesurement saisis, eux, des mesures.
Aimant la mère dé, la colombe et l'étoile
l'amer des lacs aux lombes et les toiles
la merde et la colle.
On bêle et toi
le petit lent corps laid mais
peut-il encore l'aimer?
La vie lisse, mensonge doré,
l'avilissement.
Songes d'orée où lassé des mots le sens.
Où là, cédée, molle essence luit.
II
Ana dit plose
Ose lever le voile imparfait
Féroce est le vent qui l'attend
Tant par les balles qu'il charrie
Riposte revêche - sinistre claque
Que par le réveil glacé
Cénacle amer - à mer de flamme
Amant souffrance ouvrage des coups
Courage Ana
Ana explose
III
L’herbe n’est pas verte
L’herbe n’est pas verte
L’herbe n’est pas verte
L’herbe n’est pas verte
Non, l’herbe n’est pas verte
Le vert n’est pas vert
L’herbe n’est pas
Le pas non plus
L’herbe n’est pas verte
Le verbe pouvoir n’est pas perdu
Mais le verre que tu imagines
Manque cruellement d’imagination
IV
La toile est gonflée, la vie dure
Au présent je suis une longue inspiration
Prétendre
Pouvoir
Faire
Aller à l’aventure
C’est dire s’éloigner des principes,
Par principe et pour le geste
Prononcer les formules rituelles que l’on invente sur le chemin
Comme elles, devenir la vérité
Qui s’appuie sur elle-même
V
Bouffée de vide
Rempli du beau au B dit vin
Amour du haut (en bas)
Prise en compte du contour ouvert
Prise en compte de l'age du nuage
Prise en compte du compteur tout court
La fleur se nourrit
VI
Mesure du vide, vague à larme; je pèse mes maux.
Jeux de mer,
je m'en terre.
Paupières lasses,
je m'efface.
Le temps d'une passe à l'arrière gouffre amer,
le parfum chaste de ces portes ouvertes m'enivre.
VII
Paupières plombées
no-so-co-niose
Detrás de la
tristesse
Vagues
sans
K
Ré-
cur-
rentes
recyclables?
Sourires orphelins, je vous ankylose!
VIII
Mon œil a mal, je le plains:
"Oui mon œil, je temps plein des sévices..."
L'oreille aussi est en deuil, bien entendu.
L'odeur du verre entaille féroce et mon nez n'est plus.
Le vent m'ampute,
L'amer des gouttes,
je perds l'essence et la raison:
c'est l'encens à serre qui circule.
IX
Décor: des corps sans vie s'envient,
S'ennuient sans nuit, s'enterrent sans terre.
Blâmons la montée lasse -hélas-
Des airs déserts, dessert des serres.
Laissons les sons secrets se créer.
X
Et pourtant Tout est Là
Entre Tout et pourtant
Tout est là
Entre Tout et Là
Je suis tout et là
Entre Tout et Là
Tout est là
Entre Tout et pourtant
Et pourtant Tout est Là